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Les rites sont le corps animé du mythe

Mis à jour : 3 déc. 2020

Demain aura lieu dans une pression et une tension palpables la cérémonie d’hommage au professeur d’Histoire et Géographie, Samuel Paty.


Il était un travailleur de la connaissance universelle, un ouvrier du savoir à la française, un orfèvre de la transmission républicaine, donc un triple symbole à abattre, comme les centaines de milliers d’enseignants du Primaire et du Secondaire qui participeront dans un torrent d’émotion contenu, au rite d’hommage au mort glorieux.


Par ce rite, on pratiquera aussi un rite de cohésion autour du triple symbole que le tueur islamiste aura voulu détruire par les mêmes coups de couteau. Là résidera tout l’enjeu / l’en-je de cette cérémonie au service du « Nous »

En effet, les rites sont le corps animé du mythe, qui n’est autre, lui-même, qu’un récit fondateur puissant.


La force du récit fondateur c’est de dire pourquoi et comment les choses doivent se passer durablement. C’est la mise en ordre du récit. Et ici, en l’occurrence, pour les enseignants demain matin, la mise en ordre politique et sociale de leur milieu professionnel pour les années qui viennent.


Le rite noue le nous.


Il est le lieu des liens tissés ensemble.


Les rites canalisent l’énergie du récit et l’amplifient en énergie positive parce qu’ils font circuler les émotions en donnant une direction et donc, orientent.

Demain matin, au-delà des divisions politiques et sociales des personnels de l’Education nationale, qu’ils soient de gauche ou de droite, croyants ou incroyants, indifférents ou en colère, cette « orientation » sera pour eux un retour aux mythes, aux rites, au Nous, aux liens, à l’identité d’une matrice française par son histoire, républicaine par ses choix souverains et universelle par sa croyance illimitée aux Droits de l’Homme et du Citoyen.


Que la Force matricielle soit avec chacun d’eux et bien au-delà de la fin de l’hommage !

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